BÉTHUNE-BRUAY

par Frédéric Pinchon

La rentrée scolaire 2025 dans le bassin de Béthune et Bruay-La-Buissière s’annonce, une nouvelle fois, tendue. Avec l’annonce de 31 fermetures de classes, 4 ouvertures seulement et 3 fusions d’établissements envisagées, la situation reflète celle de l’an passé. Les coupes budgétaires et la baisse des effectifs avaient, déjà, provoqué de vives tensions. Les parents d’élèves sont inquiets pour l’avenir de leurs enfants. Ils n’entendent pas rester les bras croisés.

Comme 2024, la rentrée de septembre s'annonce difficile pour les écoles de Béthune et Bruay-la-Buissière.

Cette rentrée 2025 sera marquée par une nouvelle vague de suppressions de postes. Elle semble accentuer le déséquilibre dans le premier degré. Les petites écoles rurales sont particulièrement touchées. Certaines classes urbaines se retrouvent surchargées. Les syndicats d’enseignants, comme les fédérations de parents d’élèves, tirent la sonnette d’alarme depuis des mois. Malgré cela, les mesures restent inchangées.

Mobilisations en vue

Face à cette situation, des mobilisations parentales sont d’ores et déjà prévues. L’an dernier, des manifestations ont réuni des centaines de personnes dans le bassin de Béthune-Bruay. Beaucoup de monde s’est déplacé pour protester contre les fermetures de classes. Cette année, la colère monte à nouveau. Un groupe de parents se prépare à organiser des rassemblements publics dans les prochaines semaines.

Comme 2024, la rentrée de septembre s'annonce difficile pour les écoles de Béthune et Bruay-la-Buissière.

« On en a marre ! », s’insurge Nathalie, mère de deux enfants scolarisés en primaire à Béthune. « L’année dernière, on a déjà vu les conditions se dégrader. Moins de classes, ça veut dire plus d’élèves par salle, moins de suivi pour nos enfants. Et là, ça recommence ! ». Pour elle, la qualité de l’enseignement est en péril et les élèves risquent d’en pâtir.

Un désarroi grandissant

Pour Stéphane, père de famille à Bruay-La-Buissière, la situation devient critique : « Mon fils va se retrouver dans une classe à double niveau l’an prochain. On ne sait même pas encore avec combien d’élèves. Comment les enseignants vont-ils s’en sortir ? ». Ce père inquiet souligne, aussi, la fatigue des professeurs, face à des conditions de travail de plus en plus difficiles.

Comme 2024, la rentrée de septembre s'annonce difficile pour les écoles de Béthune et Bruay-la-Buissière.

Quant à Audrey, dont la fille est scolarisée à Noeux-les-Mines (près de Lens), le sentiment d’abandon prédomine : « On nous dit qu’on manque d’enfants. À côté de cela, les classes sont pleines ! On ne comprend plus rien à cette logique. C’est désespérant. » La rentrée 2025 semble donc s’inscrire dans la continuité des difficultés, rencontrées ces dernières années. Cette perspective laisse présager un automne marqué par des tensions croissantes dans le bassin de Béthune et Bruay-La-Buissière.

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